Aujourd’hui que la catastrophe a eu lieu dans la 2ème circonscription, que Gilbert Biessy dans le Dauphiné Libéré demande la démission des responsables fédéraux, on doit se poser la question :
Qu’est-ce qui oppose sur le fond, la direction fédérale (Voir/Augustes) des élus Biessy, Proby et Sulli.
Tout le monde a voté comme un seul homme les textes du 33ème congrès qui achevaient de détruire l’organisation des communistes dans les entreprises et les quartiers populaires, (Proby s’est même fait remarquer en tournant très ostensiblement le dos aux opposants à la direction du parti influencés par André Gerin avec qui il avait fait un bout de chemin) :
en clair, tout le monde est dans la pensée unique de la « modernité » pour diluer le parti et ses fondamentaux dans autre chose.
Accessoirement tout le monde (sauf Proby) a un intérêt alimentaire à garder sa place.
Qui a le souci de faire travailler les communistes sur les fameux « gros dossiers » de l’agglomération, du Département, de la Région ?
Car si on veut bien s’en souvenir, les élus communistes dans l’agglomération grenobloise et dans le département sont loin d’être quantités négligeables, ce n’est pas le désert que connaissent bon nombre de départements français.
Minorité de blocage au conseil général, 4 villes représentant presque un ¼ des habitants de l’agglo (+ Vizille, Champ sur Drac, Roussillon, Nivolas-Vermelle….)
Au niveau régional, c’est différent : la stratégie Auguste/Voir de liste commune avec les socialistes condamnent les communistes au petit doigt sur la couture du pantalon.
Ce n’est pas la multiplication des « restons groupés » et de groupes de travail thématiques (emploi formation) qui changent les choses puisqu’au bout du bout les camarades « en charge de responsabilités » à la Région ferment leurs gu….. et bottent en touche en demandant « aux militants communistes et aux citoyens de faire pression sur Queyranne et la majorité socialiste ».
Mais c’est mieux que sur les dossiers départementaux ou locaux où c’est le silence complet (même Proby, je ne l’ai pas entendu publiquement sur les dossiers Schneider, Alliance Crolles, si peu sur les VFD et pas du tout sur le renouvellement de la convention de la SEMITAG avec Transdev alors que du côté du Toulouse et de Marseille les luttes battaient leur plein pour garder les transports en régie)
Je n’ai pas non plus entendu qui que ce soit protester parce que l’ADECR ne fonctionnait plus.
Gilbert Biessy ancien secrétaire général et président de l’association quand elle fonctionnait, René Proby qui se dit « rebelle » face aux autres élus réformistes auraient pu conjuguer leurs efforts pour qu’elle redevienne un lieu de réflexion politique et l’interlocuteur privilégié des militants communistes.
Cette mise en sommeil du travail collectif des communistes est à opposer au brouhaha de la période des collectifs antilibéraux qui a donné le résultat que l’on sait.
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