Sulli sûr de gagner la consultation interne, Proby, candidat / pas candidat, Biessy partira / partira pas, hypothèse d’une candidature antilibérale des collectifs ou du PCF, suffrage universel à bulletin secret devenu l’alpha et l’oméga de la démocratie interne dans le parti, tout fut bon pour « oublier » de faire débattre les communistes entre eux.
Pourtant l’analyse critique des 14 années de Biessy « député les mardis et mercredis pour les questions au gouvernement », sans comité de circonscription pourtant promis en 93 pour oxygéner la gauche, sans journal de circonscription depuis des années aurait été nécessaire dans tous les cas de figure pour donner son sens politique au mandat à venir.
Les communistes de la 2ème de l’Isère auraient même eu cet honneur avec les communistes des 21 autres circonscriptions des députés communistes sortants de donner mandat au successeur de Biessy pour que la vie du groupe à l’Assemblée Nationale complètement « plate » et absolument pas mise en valeur par la direction du parti entre 2002 et 2007 soit plus « tonique » (et collective), pour que le groupe soit à nouveau une des pierres angulaires de la réflexion et de la pratique des communistes français dans les années à venir.
Mais comme tout cela était une affaire de personnes (même si tous les protagonistes se targuent de « faire de la politique autrement », de donner dans la démocratie participative mais surtout pas avec les militants communistes), le débat n’a pas eu lieu : la suite, on la connaît.
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