En 1993, 4 ans à peine après avoir gagné une guerre interne qui l’opposait à un rénovateur / refondateur / juquiniste / « vert et rouge », Alain Arvin-Bérod, son ancien 1er adjoint, Gilbert Biessy se présentait à la députation en compagnie du maire de Vizille de l’époque, Alfred Gryelec, rénovateur / refondateur etc. avec comme objectif « oxygéner la gauche ».
Le PCF ? Il avait été tout simplement zappé !
Les 2 candidats s’étaient autoproclamés, ce qui laissa un goût amer chez beaucoup de communistes notamment à Saint-Martin-d’Hères mais pas que. (voir la perte en 2001 du canton de Vizille)
A Echirolles cela a été présenté comme un passage en force « obligé » face à un complot de la fédé et de SMH pour contrer cette candidature pourtant « dictée par le ciel ».
Des regrets après coup ?
- on aurait pu le penser
quand Gilbert fit le forcing en 2002 pour refuser localement l’accord national des partis de l’ex gauche plurielle (pour tenter de sauver les meubles après le 21 avril) qui l’intronisait candidat unique de la gauche
En effet, il veilla à ce que les communistes soient consultés sur cette question et presque à l’unanimité, ces derniers à Echirolles et SMH le suivirent en plébiscitant le fait qu’il y ait un candidat socialiste contre lui au premier tour.
La fédé de l’Isère passa « démocratiquement » outre.
- On ne le pense plus du tout quand Gilbert lors de l’assemblée des adhérents d’Echirolles le 8 mars 2007 (l’assemblée qui décida du maintien de Sulli comme candidat aux législatives malgré le vote interne) affirma à François Auguste qui rappelait qu’il était intervenu comme secrétaire fédéral pour qu’il n’y ait pas de candidat du parti contre lui en 93 qu’il aurait souhaité qu’il y en ait un ( !).
Même si cette affirmation est partie de la bouche de Gilbert sur le coup de colère, on mesure comment son parcours de refondateur, proche 3 jours par semaine pendant 14 ans notamment de Braouezec en personne, a marqué ce camarade à qui l’on reprochait auparavant d’être trop centré sur le local.
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